Aujourd'hui, j'ai ressenti un grand vide. Pour ne pas dire que je me sentais comme une merde, totalement inutile. J'avais l'impression de ne compter réellement pour personne. Personne qui m'attend chez moi, personne qui se demande ce que je fais, ce que je pense, personne qui aurait le goût d'être avec moi, de m'aimer. Ça a sans doute un lien avec le fait que je n'avais pas vu mon fils depuis vendredi matin dernier. Et aussi parce que j'ai vu l'ex en auto ce matin, s'en aller dans une direction où je n'avais aucune idée où il allait. Il y a eu un temps où je connaissais ses moindres déplacements. Maintenant, je le voyais, au volant de la voiture de sa nouvelle copine, complètement étrangère à sa nouvelle vie. Et c'est ce qu'il veut ; ne plus m'avoir dans sa vie. Alors j'ai commencé la journée et la semaine en me sentant rien, inutile, en pleurant. Bon lundi.
lundi 30 avril 2012
dimanche 29 avril 2012
La fin d'un rêve
Aujourd'hui encore, je pleure. Je pleure la fin d'un rêve. Le rêve de former une famille, simplement. Le rêve de se lever le samedi matin, de glander dans le lit en famille, se lever tranquillement, jouer, rire. Aller faire des commissions tous ensemble, décider de ce qu'on va manger pour la semaine. S'en foutre même si ça prend 2 heures. Le rêve de s'acheter un chez nous, de le décorer à notre goût. D'avoir une cour où voir jouer les enfants. Le rêve de tomber enceinte à nouveau et de voir grandir ma bédaine tous ensemble. Le rêve de planifier des vacances ensemble, de les attendre avec impatience et de finalement y aller, en profiter et revenir heureux, la tête plein de souvenirs. ....
Je sais que ce rêve, je n'y touchais pas. J'étais loin d'y toucher. L'ex avait une façon différente de voir les choses. Le samedi matin, il se poussait. Aller faire des commissions en famille était beaucoup trop long et inutile. Planifier les repas pour la semaine était trop compliqué ; plus souvent qu'autrement, c'était du resto, alors on mangeait mal et ça coûtait cher. Il n'aurait jamais gagné assez d'argent pour qu'on s'achète un chez nous, il était trop peu ambitieux et pas assez intelligent pour se trouver une job payante, ni pour gérer son argent adéquatement. Les enfants, ce n'est visiblement pas ce qu'il s'attendait ; le travail que ça implique, la course folle, parfois les crises à gérer... Il devait s'imaginer que c'était seulement de catiner et de les amener au parc. Puis les vacances, il s'en foutait, il ne faisait pas de plan, il n'avait aucun plaisir dans la vie, sauf s'il était drogué. Il fallait que je le traîne pour faire des activités et il ne se gênait pas de me péter une coche pour qu'on s'en aille quand il avait assez fait semblant d'y prendre plaisir.
Bref, je n'étais pas heureuse, je ne touchais pas à mon rêve. Pourtant je l'entretenais, je voulais tellement y croire! J'ai mis beaucoup d'énergie dans cette relation. Beaucoup trop. Je m'en veux d'être resté. Je m'en veux d'avoir continué de le trainer, d'avoir continué de croire, même si au fond, je savais que ce gars ne ferais rien de bon, qu'il ne deviendrait jamais ce qu'il disait et ce que j'aurais souhaité qu'il devienne. Je l'ai tellement défendu. Je me suis menti à moi même pendant trop longtemps. J'ai moi-même craché sur mon bonheur et je paie le prix aujourd'hui.
Je souhaite qu'un jour un homme aura le même rêve et voudra bien le partager avec moi. D'ici là, je pleure encore...
mardi 24 avril 2012
Des menteries, des menteries, des menteries.
C'est ce à quoi j'ai droit ces derniers mois. Des histoires inventées, des défaites, des pépins, des osties de menteries. En plus de me laisser seule après pluuuusieurs années de vie de couple et un bébé de moins d'un an, il n'a même pas le respect d'être honnête! Il se crée un monde de menteries et s'imagine qu'il est safe. Je sais qu'il me dirais que c'est pour ne pas me faire de mal, mais il est trop con pour se rendre compte que ça fait encore plus mal. Se faire jouer dans le dos. Avoir été cocue. Je suis une fille droite et honnête. Il me lève le coeur.
lundi 23 avril 2012
Il est parti.
Il est parti. Il y a exactement 3 mois aujourd'hui, sans avertir, sans que je m'y attende, il est parti. Je suis maintenant une mère monoparentale d'un tout petit garçon. Juste de l'écrire et mon coeur se serre. Tous mes projets de petite famille, de maison, de vacances en famille; envolés du jour au lendemain. Pourquoi? Qu'est-ce que j'ai fait, qu'est-ce que je n'ai pas fait? Au fil de mes réflexions des derniers mois, je me rend compte que j'ai bien mal choisi le père de mon fils. J'étais aveuglée par un amour déraisonnable. J'en paye le prix aujourd'hui.
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