dimanche 29 avril 2012

La fin d'un rêve

Aujourd'hui encore, je pleure. Je pleure la fin d'un rêve. Le rêve de former une famille, simplement. Le rêve de se lever le samedi matin, de glander dans le lit en famille, se lever tranquillement, jouer, rire. Aller faire des commissions tous ensemble, décider de ce qu'on va manger pour la semaine. S'en foutre même si ça prend 2 heures. Le rêve de s'acheter un chez nous, de le décorer à notre goût. D'avoir une cour où voir jouer les enfants. Le rêve de tomber enceinte à nouveau et de voir grandir ma bédaine tous ensemble. Le rêve de planifier des vacances ensemble, de les attendre avec impatience et de finalement y aller, en profiter et revenir heureux, la tête plein de souvenirs. .... 

Je sais que ce rêve, je n'y touchais pas. J'étais loin d'y toucher. L'ex avait une façon différente de voir les choses. Le samedi matin, il se poussait. Aller faire des commissions en famille était beaucoup trop long et inutile. Planifier les repas pour la semaine était trop compliqué ; plus souvent qu'autrement, c'était du resto, alors on mangeait mal et ça coûtait cher. Il n'aurait jamais gagné assez d'argent pour qu'on s'achète un chez nous, il était trop peu ambitieux et pas assez intelligent pour se trouver une job payante, ni pour gérer son argent adéquatement. Les enfants, ce n'est visiblement pas ce qu'il s'attendait ; le travail que ça implique, la course folle, parfois les crises à gérer... Il devait s'imaginer que c'était seulement de catiner et de les amener au parc. Puis les vacances, il s'en foutait, il ne faisait pas de plan, il n'avait aucun plaisir dans la vie, sauf s'il était drogué. Il fallait que je le traîne pour faire des activités et il ne se gênait pas de me péter une coche pour qu'on s'en aille quand il avait assez fait semblant d'y prendre plaisir.

Bref, je n'étais pas heureuse, je ne touchais pas à mon rêve. Pourtant je l'entretenais, je voulais tellement y croire! J'ai mis beaucoup d'énergie dans cette relation. Beaucoup trop. Je m'en veux d'être resté. Je m'en veux d'avoir continué de le trainer, d'avoir continué de croire, même si au fond, je savais que ce gars ne ferais rien de bon, qu'il ne deviendrait jamais ce qu'il disait et ce que j'aurais souhaité qu'il devienne. Je l'ai tellement défendu. Je me suis menti à moi même pendant trop longtemps. J'ai moi-même craché sur mon bonheur et je paie le prix aujourd'hui. 

Je souhaite qu'un jour un homme aura le même rêve et voudra bien le partager avec moi. D'ici là, je pleure encore...

1 commentaire:

  1. Si tu n'étais pas restée tout ce temps, tu aurais peut-être passé une éternité avec des questions, avec des "mais si...", tu aurais peut-être eu la lourdeur de laisser quelque chose d'incomplet derrière toi qui n'aurait peut-être pas dû l'être ?

    Je penses que chaque chose a sa raison d'être, chaque décision ou non-décision que l'on prends, on a une raison de le faire. Tu as essayé, tu peux au moins t'accorder ce mérite là, tu as réellement essayé.

    Les rêves, ça fait mal, terriblement mal de devoir en faire son deuil. Mais au moins, maintenant, tu vas avoir de la place pour de nouveaux rêves, pour des rêves que tu pourras voir se réaliser !

    Je sais que tu vas y arriver !
    Marie

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