samedi 29 septembre 2012

La peur

J'ai réfléchi beaucoup depuis mon dernier post concernant la peur. J'avais besoin de comprendre de quoi j'avais peur exactement. Ces derniers jours ont été lourds en émotions et m'ont obligés à faire de l'introspection. Je réalise que je n'ai pas peur de mon ex. J'ai peur de moi. Peur de ma façon de réagir face à des situations qui le concerne. J'ai peur d'avoir mal, peur du pouvoir que je lui laisse avoir sur moi. Chaque appel, chaque message, texto ou mail me vire à l'envers à chaque fois. Et il le sait.

jeudi 27 septembre 2012

Mettre des mots sur mes sentiments

Je pense souvent à essayer de mettre des mots sur la façon que je me sens actuellement.

Hopeless, sans espoir, ce sont les meilleurs mots que je peux trouver. Et je sais que vu de l'extérieur c'est tellement simple ! Je vais trouver une autre job, je vais être appréciée à ma juste valeur, je vais retrouver le goût de faire des choses qui me plaisent, je vais rencontrer quelqu'un de bien, qui va m'aimer comme je le mérite, parce que j'ai plein de qualités et que je suis une fille qui paraît bien. Je le sais et je dirais la même chose si j'étais dans le rôle inverse. J'ai juste hâte de commencer à y croire aussi, de me sortir de ce sentiment écrasant, ce mal de vivre qui me fait perdre un temps précieux dans cette trop courte vie.

Et j'ai peur aussi. Peur de quoi ? Peur de tout. J'ai toujours ce sentiment de vertige qui me donne l'impression que je vais me planter. Ce sentiment défaitiste qui me fait croire que tout le monde me trouve moche et inintéressante. Alors j'ai peur de foncer.

J'prendrais bien une potion magique de confiance !...

mardi 25 septembre 2012

Une surprise

Quelle belle surprise m'attendait aujourd'hui ? Un beau ticket de 444$. Rien de plus à dire, sinon ostie de câlisse ! Aaaarrrrrrgggggghhhhh.....

lundi 24 septembre 2012

Des mois plus tard et j'ai toujours mal...

Encore des mois après qu'il soit parti, il fait encore des siennes. Il réussi encore à me faire mal, il a encore du pouvoir sur moi, il me fait encore peur de toutes les niaiseries qu'il pourrait faire. Pourquoi j'ai peur de lui vous me direz, qu'est-ce qu'il pourrait tant me faire ? Je ne sais pas, sincèrement je ne sais pas. Mais il me fait régulièrement des coups bas depuis qu'il est parti, comme s'il m'en voulait pour quelque chose, comme s'il se vengeait ! Mais de quoi ? C'est lui qui est parti, lui qui m'a trompé. Mon seul tord a sans doute été de ne pas être celle qu'il aurait souhaité. Enfin, je ne sais pas encore aujourd'hui puisqu'il n'a jamais eu les couilles ni le respect de m'expliquer sa décision. Pourquoi me faire payer et me faire sentir continuellement comme une moins que rien, comme celle qui a tord, celle qui a fait du mal ?

Et pourquoi je me laisse atteindre ? Pourquoi je n'ai pas là force de ne pas le prendre personnel, de me rappeler que c'est un moins que rien et que je suis mieux sans lui ? Oui, je le crois sincèrement que c'est un moins que rien et que je suis mieux sans à 26 ans qu'à 45 ans et plusieurs enfants. Mais pourquoi passer au travers de tout ça ? J'en ai assez de me battre contre tout, assez de ramer à contre courant. J'en ai assez que la vie me lance ce genre d'épreuve. Est-ce que la vie ne pourrait pas m'en laisser des faciles des fois???

dimanche 12 août 2012

Souhaiter la mort

J'ai bien honte de le penser et encore plus de le dire, mais je souhaite pratiquement sa mort. J'en ai assez de pleurer toutes les larmes de mon corps, de le détester de tout mon être, à m'en rendre malade. Même des mois plus tard, je n'arrive pas à croire qu'il soit parti. Comme ça, avec une autre, après toutes ces années, tous ces projets et surtout après notre enfant tout juste arrivé et tellement désiré. Et sa façon de le faire, de mentir, de jouer avec le monde comme si on était des cons aussi sans coeur que lui. Si l'on récolte ce qu'on sème, j'ai dû semer de la merde et lui en récoltera bientôt... Je ne veux pas de lui comme modèle pour mon fils, je veux qu'il disparaisse.

Et puis je n'ai plus envie de vivre non plus. Ce sentiment de vide et de mal-être est si grand. J'ai l'impression de m'enfoncer chaque jour. Même bien entourée, je me sens tellement seule, tellement vide... Je tourne en rond. Chaque jour, chaque tâche est une montagne. Malgré les amis, les pilules, la psy, je ne vais pas mieux. Comment est-ce que j'irai mieux alors? Je ne sais plus où donner de la tête, je ne sais plus quoi faire. On est maître de nos vies et pourtant je n'ai même pas l'énergie de prendre le contrôle de la mienne. 

Je comprends maintenant les gens en dépression qui disent qu'il faut le vivre pour le comprendre. Jamais je n'aurais pu imaginer que la dépression faisait si mal. Et à quel point bien des gens ne comprennent pas et mettent des bâtons dans les roues au lieu d'aider. Comme dit un bon ami à moi, j'aurais préféré me faire rentrer dedans par un char, au moins les gens verraient et comprendraient ma douleur!

Le temps file...

Je regarde les minutes s'écouler sans bouger. Mon corps est lourd d'une fatigue que je ne peux expliquer. Malgré le beau temps qui devrait me donner de l'énergie, je suis incapable de faire quoique ce soit. La nausée me prend quand je pense que je travaille demain. Ce travail que j'en suis venue à détester, mais qui est ma seule source de revenu. Je veux changer, mais ça prend de la force et de l'énergie que je ne trouve pas. Je tourne en rond et j'ai encore mal au coeur. J'ai l'impression que personne ne voudra de moi, que je ne suis bonne à rien. Et je n'ai pas l'énergie de faire croire le contraire. J'ai besoin de changement, mais peu importe de quel côté je regarde, c'est le mont everest. :(

lundi 16 juillet 2012

Rien ne s'arrange...

Oui j'ai bien cru mourir l'autre jour tellement la douleur était intense, comme au premier jour d'après. C'est vraiment revenu d'un coup, comme si on me plantait un couteau. J'ai l'impression de perdre mon temps, mes meilleures années à cause de cette dépression, à cause de ce con qui a brisé ma vie. Toujours la même histoire, toujours la même douleur, je n'avance pas, je tourne en rond. Je n'ai aucune confiance, je doute de rencontrer quelqu'un d'autre, même si tout le monde me dit que oui. Je me sens tellement seule, même si j'ai des gens fantastiques qui m'entourent. Le soir, eux, se couchent à côté d'une personne chère qui les aime. Et moi je suis toute seule, soir après soir et j'ai l'impression d'être un monstre, que personne ne voudra plus jamais partager sa vie avec moi. Tout le monde autour de moi vit plein de choses extraordinaires, planifie, avance... Et puis moi je stagne et je pleure. On me dit que je ne dois pas rester enfermée et que je dois sortir, mais face à leurs joies, je suis confrontée à mes peines et je trouve ça dur. Je suis jalouse et je trouve que la vie est injuste. 

Et puis je lui en veux, encore. Je ne finis pas de lui en vouloir. Et de m'en vouloir.  

vendredi 13 juillet 2012

Les apparences font mal

Des apparences, des apparences, ce ne sont que des apparences. Les photos ne parlent pas, elles ne disent rien, elles ne veulent rien dire. Pourquoi elles font mal??? J'essaie de rationaliser. Je repense à mon mal-être qui a duré des années, je repense au fait qu'il ne me rendait pas heureuse. Je peux penser qu'il a changer, mais logiquement il est le même et ne me rendrait pas plus heureuse aujourd'hiu. Je suis incapable de ne pas lui en vouloir. Je ne veux pas qu'il soit heureux, je ne veux pas qu'il soit bon. Je veux qu'il soit malheureux, misérable, je veux qu'il paie. Il ne mérite pas son fils. Il ne mérite pas qu'il l'aime. Les enfants ne devraient pas se faire à deux. Je n'aurait pas dû lui faire d'enfant.

J'ai l'impression que dès que je commence à aller mieux, on me replante le couteau dans la plaie. Je veux juste être bien. :(

jeudi 17 mai 2012

L'acceptation

Aujourd'hui, je m'ennuie de lui. Mais je l'hais. Il paraît que c'est une phase normale de la séparation de chercher du réconfort chez l'ex. (j'en cherche dans ma tête, je ne l'ai pas appelé là, mais je me surprend à penser que j'aimerais qu'il soit là...) Ça ferait parti de la phase d'acceptation qui mènerait tout droit vers la guérison. Yeah right. En ce moment, je me sens tout sauf être en train de guérir. Je me sens juste sombrer de plus en plus. Je ne vois plus clair. je suis incapable de fonctionner. Je veux juste me mettre en boule et pleurer. Je suis nostalgique de ma vie de couple. Et puis je regarde une photo de lui et j'ai le goût de lui cracher dessus. C'est fou comme les souvenirs se déforment...

dimanche 13 mai 2012

Fête crève-coeur

Oui la fête des mères a toujours été pour moi une fête crève-coeur. Avant que je comprenne vraiment ce qu'était cette fête, ma mère est décédée. Je faisais donc des bricolages à ma belle-mère ou mes grand-mères à l'école, lorsque l'on soulignait l'évènement. Et derrière mon air de «ça va, je suis habituée!», je ressentais une profonde tristesse de ne pas faire de bricolage pour ma maman que j'allais retrouver en finissant l'école. 

L'an passé, la fête des mères revêtait une importance particulière, puisque c'était ma toute première en tant que maman. Mais mon petit garçon n'avait que quelques jours et je n'étais pas à mon meilleur, j'avais l'impression que je ne serais pas la mère que j'aurais voulu être. Mon ex m'avait donné une carte chantante («you are the sunshine of my life»... yeah right, t'as sacré ton camp à peine quelques mois plus tard) et une plante fleurie qui, étrangement, est morte au cours de l'été. 

Cette année, la fête des mères me confronte, encore une fois, à mon échec de couple, de famille unie. Je sais que je suis une maman à part entière, peu importe ma situation conjugale et familiale, mais il reste que c'est une fête familiale...

M'enfin, à travers tout ça, je suis effectivement une maman d'un petit garçon plein de vie et en santé, qui me rend fière chaque jour et rempli mon coeur d'amour avec ses beaux sourires. Malgré les épreuves, les frustrations et les peines, être maman a changé ma vie pour le mieux et j'espère un jour avoir la chance de donner un petit frère ou une petite soeur à mon bébé d'amour!

mercredi 9 mai 2012

Retrouvé mon identité

Parce qu'il y a toujours du positif dans tout, le côté positif de cette histoire, c'est que j'ai retrouvé mon identité. Mon vrai moi. J'ai changé bien des choses dans ma vie depuis qu'il est parti. Principalement ma façon de manger, de faire du sports, de gérer mes finances et d'être clean (sans fumée...). On dirait qu'être avec lui me tirait tellement de jus, que mon vrai moi se terrait quelque part et restait caché. J'avais un bon fond comme on dit, mais je passais tellement de temps à vouloir le changer, vouloir l'aider à devenir quelqu'un, vouloir être AVEC lui, qu'on soit heureux ENSEMBLE, que je me suis perdue. Je sais, c'est classique. Et typique des histoires d'amour qui commencent jeunes! Alors voilà, je ne ferai plus l'erreur. Et si un homme veut bien de moi et que je veux bien de lui, ce sera pour ce que je suis maintenant et ce qu'il est aussi, pas ce qu'il a le potentiel d'être.  

jeudi 3 mai 2012

Rejet

C'est comme ça que je me sens ce soir. Mon fils a un an aujourd'hui. J'avais si hâte de revenir de travailler pour aller le chercher. Je voulais quelque chose de spécial pour sa fête, juste lui et moi. Il s'est mis à pleurer quand je suis arrivée à la garderie. Comme tous les jours d'ailleurs. Puis, à la maison, on a rit en mangeant, mais après, il s'est mis à pleurer, incontrôlable, dès que je lui enlevais son cristie de plat de nutrios. La grosse crise. J'avais beau le prendre, il me repoussait. Je lui ai donné son biberon, qu'il a calé le moins collé sur moi possible. Dès qu'il a eu finit, il s'est relevé et s'est remis à chigner. Je l'ai couché. Oui, il était peut-être fatigué, mais il reste que je me sens rejetée par mon propre fils. Comme s'il n'était pas content de me voir, comme s'il se foutait bien de moi. Je me remet en question concernant mon rôle de mère. Moi qui court partout et qui fait tout pour lui, j'ai l'impression qu'il ne m'aime pas. La gardienne m'a dit que quand son père vient le chercher, il ne pleure pas, mais que quand il va le porter et qu'il part, le petit le cherche et pleure. Great. I feel like shit.

lundi 30 avril 2012

Vide

Aujourd'hui, j'ai ressenti un grand vide. Pour ne pas dire que je me sentais comme une merde, totalement inutile. J'avais l'impression de ne compter réellement pour personne. Personne qui m'attend chez moi, personne qui se demande ce que je fais, ce que je pense, personne qui aurait le goût d'être avec moi, de m'aimer. Ça a sans doute un lien avec le fait que je n'avais pas vu mon fils depuis vendredi matin dernier. Et aussi parce que j'ai vu l'ex en auto ce matin, s'en aller dans une direction où je n'avais aucune idée où il allait. Il y a eu un temps où je connaissais ses moindres déplacements. Maintenant, je le voyais, au volant de la voiture de sa nouvelle copine, complètement étrangère à sa nouvelle vie. Et c'est ce qu'il veut ; ne plus m'avoir dans sa vie. Alors j'ai commencé la journée et la semaine en me sentant rien, inutile, en pleurant. Bon lundi.

dimanche 29 avril 2012

La fin d'un rêve

Aujourd'hui encore, je pleure. Je pleure la fin d'un rêve. Le rêve de former une famille, simplement. Le rêve de se lever le samedi matin, de glander dans le lit en famille, se lever tranquillement, jouer, rire. Aller faire des commissions tous ensemble, décider de ce qu'on va manger pour la semaine. S'en foutre même si ça prend 2 heures. Le rêve de s'acheter un chez nous, de le décorer à notre goût. D'avoir une cour où voir jouer les enfants. Le rêve de tomber enceinte à nouveau et de voir grandir ma bédaine tous ensemble. Le rêve de planifier des vacances ensemble, de les attendre avec impatience et de finalement y aller, en profiter et revenir heureux, la tête plein de souvenirs. .... 

Je sais que ce rêve, je n'y touchais pas. J'étais loin d'y toucher. L'ex avait une façon différente de voir les choses. Le samedi matin, il se poussait. Aller faire des commissions en famille était beaucoup trop long et inutile. Planifier les repas pour la semaine était trop compliqué ; plus souvent qu'autrement, c'était du resto, alors on mangeait mal et ça coûtait cher. Il n'aurait jamais gagné assez d'argent pour qu'on s'achète un chez nous, il était trop peu ambitieux et pas assez intelligent pour se trouver une job payante, ni pour gérer son argent adéquatement. Les enfants, ce n'est visiblement pas ce qu'il s'attendait ; le travail que ça implique, la course folle, parfois les crises à gérer... Il devait s'imaginer que c'était seulement de catiner et de les amener au parc. Puis les vacances, il s'en foutait, il ne faisait pas de plan, il n'avait aucun plaisir dans la vie, sauf s'il était drogué. Il fallait que je le traîne pour faire des activités et il ne se gênait pas de me péter une coche pour qu'on s'en aille quand il avait assez fait semblant d'y prendre plaisir.

Bref, je n'étais pas heureuse, je ne touchais pas à mon rêve. Pourtant je l'entretenais, je voulais tellement y croire! J'ai mis beaucoup d'énergie dans cette relation. Beaucoup trop. Je m'en veux d'être resté. Je m'en veux d'avoir continué de le trainer, d'avoir continué de croire, même si au fond, je savais que ce gars ne ferais rien de bon, qu'il ne deviendrait jamais ce qu'il disait et ce que j'aurais souhaité qu'il devienne. Je l'ai tellement défendu. Je me suis menti à moi même pendant trop longtemps. J'ai moi-même craché sur mon bonheur et je paie le prix aujourd'hui. 

Je souhaite qu'un jour un homme aura le même rêve et voudra bien le partager avec moi. D'ici là, je pleure encore...

mardi 24 avril 2012

Des menteries, des menteries, des menteries.

C'est ce à quoi j'ai droit ces derniers mois. Des histoires inventées, des défaites, des pépins, des osties de menteries. En plus de me laisser seule après pluuuusieurs années de vie de couple et un bébé de moins d'un an, il n'a même pas le respect d'être honnête! Il se crée un monde de menteries et s'imagine qu'il est safe. Je sais qu'il me dirais que c'est pour ne pas me faire de mal, mais il est trop con pour se rendre compte que ça fait encore plus mal. Se faire jouer dans le dos. Avoir été cocue. Je suis une fille droite et honnête. Il me lève le coeur.

lundi 23 avril 2012

Il est parti.

Il est parti. Il y a exactement 3 mois aujourd'hui, sans avertir, sans que je m'y attende, il est parti. Je suis maintenant une mère monoparentale d'un tout petit garçon. Juste de l'écrire et mon coeur se serre. Tous mes projets de petite famille, de maison, de vacances en famille; envolés du jour au lendemain. Pourquoi? Qu'est-ce que j'ai fait, qu'est-ce que je n'ai pas fait? Au fil de mes réflexions des derniers mois, je me rend compte que j'ai bien mal choisi le père de mon fils. J'étais aveuglée par un amour déraisonnable. J'en paye le prix aujourd'hui.