J'ai bien honte de le penser et encore plus de le dire, mais je souhaite pratiquement sa mort. J'en ai assez de pleurer toutes les larmes de mon corps, de le détester de tout mon être, à m'en rendre malade. Même des mois plus tard, je n'arrive pas à croire qu'il soit parti. Comme ça, avec une autre, après toutes ces années, tous ces projets et surtout après notre enfant tout juste arrivé et tellement désiré. Et sa façon de le faire, de mentir, de jouer avec le monde comme si on était des cons aussi sans coeur que lui. Si l'on récolte ce qu'on sème, j'ai dû semer de la merde et lui en récoltera bientôt... Je ne veux pas de lui comme modèle pour mon fils, je veux qu'il disparaisse.
Et puis je n'ai plus envie de vivre non plus. Ce sentiment de vide et de mal-être est si grand. J'ai l'impression de m'enfoncer chaque jour. Même bien entourée, je me sens tellement seule, tellement vide... Je tourne en rond. Chaque jour, chaque tâche est une montagne. Malgré les amis, les pilules, la psy, je ne vais pas mieux. Comment est-ce que j'irai mieux alors? Je ne sais plus où donner de la tête, je ne sais plus quoi faire. On est maître de nos vies et pourtant je n'ai même pas l'énergie de prendre le contrôle de la mienne.
Je comprends maintenant les gens en dépression qui disent qu'il faut le vivre pour le comprendre. Jamais je n'aurais pu imaginer que la dépression faisait si mal. Et à quel point bien des gens ne comprennent pas et mettent des bâtons dans les roues au lieu d'aider. Comme dit un bon ami à moi, j'aurais préféré me faire rentrer dedans par un char, au moins les gens verraient et comprendraient ma douleur!
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