jeudi 17 mai 2012

L'acceptation

Aujourd'hui, je m'ennuie de lui. Mais je l'hais. Il paraît que c'est une phase normale de la séparation de chercher du réconfort chez l'ex. (j'en cherche dans ma tête, je ne l'ai pas appelé là, mais je me surprend à penser que j'aimerais qu'il soit là...) Ça ferait parti de la phase d'acceptation qui mènerait tout droit vers la guérison. Yeah right. En ce moment, je me sens tout sauf être en train de guérir. Je me sens juste sombrer de plus en plus. Je ne vois plus clair. je suis incapable de fonctionner. Je veux juste me mettre en boule et pleurer. Je suis nostalgique de ma vie de couple. Et puis je regarde une photo de lui et j'ai le goût de lui cracher dessus. C'est fou comme les souvenirs se déforment...

dimanche 13 mai 2012

Fête crève-coeur

Oui la fête des mères a toujours été pour moi une fête crève-coeur. Avant que je comprenne vraiment ce qu'était cette fête, ma mère est décédée. Je faisais donc des bricolages à ma belle-mère ou mes grand-mères à l'école, lorsque l'on soulignait l'évènement. Et derrière mon air de «ça va, je suis habituée!», je ressentais une profonde tristesse de ne pas faire de bricolage pour ma maman que j'allais retrouver en finissant l'école. 

L'an passé, la fête des mères revêtait une importance particulière, puisque c'était ma toute première en tant que maman. Mais mon petit garçon n'avait que quelques jours et je n'étais pas à mon meilleur, j'avais l'impression que je ne serais pas la mère que j'aurais voulu être. Mon ex m'avait donné une carte chantante («you are the sunshine of my life»... yeah right, t'as sacré ton camp à peine quelques mois plus tard) et une plante fleurie qui, étrangement, est morte au cours de l'été. 

Cette année, la fête des mères me confronte, encore une fois, à mon échec de couple, de famille unie. Je sais que je suis une maman à part entière, peu importe ma situation conjugale et familiale, mais il reste que c'est une fête familiale...

M'enfin, à travers tout ça, je suis effectivement une maman d'un petit garçon plein de vie et en santé, qui me rend fière chaque jour et rempli mon coeur d'amour avec ses beaux sourires. Malgré les épreuves, les frustrations et les peines, être maman a changé ma vie pour le mieux et j'espère un jour avoir la chance de donner un petit frère ou une petite soeur à mon bébé d'amour!

mercredi 9 mai 2012

Retrouvé mon identité

Parce qu'il y a toujours du positif dans tout, le côté positif de cette histoire, c'est que j'ai retrouvé mon identité. Mon vrai moi. J'ai changé bien des choses dans ma vie depuis qu'il est parti. Principalement ma façon de manger, de faire du sports, de gérer mes finances et d'être clean (sans fumée...). On dirait qu'être avec lui me tirait tellement de jus, que mon vrai moi se terrait quelque part et restait caché. J'avais un bon fond comme on dit, mais je passais tellement de temps à vouloir le changer, vouloir l'aider à devenir quelqu'un, vouloir être AVEC lui, qu'on soit heureux ENSEMBLE, que je me suis perdue. Je sais, c'est classique. Et typique des histoires d'amour qui commencent jeunes! Alors voilà, je ne ferai plus l'erreur. Et si un homme veut bien de moi et que je veux bien de lui, ce sera pour ce que je suis maintenant et ce qu'il est aussi, pas ce qu'il a le potentiel d'être.  

jeudi 3 mai 2012

Rejet

C'est comme ça que je me sens ce soir. Mon fils a un an aujourd'hui. J'avais si hâte de revenir de travailler pour aller le chercher. Je voulais quelque chose de spécial pour sa fête, juste lui et moi. Il s'est mis à pleurer quand je suis arrivée à la garderie. Comme tous les jours d'ailleurs. Puis, à la maison, on a rit en mangeant, mais après, il s'est mis à pleurer, incontrôlable, dès que je lui enlevais son cristie de plat de nutrios. La grosse crise. J'avais beau le prendre, il me repoussait. Je lui ai donné son biberon, qu'il a calé le moins collé sur moi possible. Dès qu'il a eu finit, il s'est relevé et s'est remis à chigner. Je l'ai couché. Oui, il était peut-être fatigué, mais il reste que je me sens rejetée par mon propre fils. Comme s'il n'était pas content de me voir, comme s'il se foutait bien de moi. Je me remet en question concernant mon rôle de mère. Moi qui court partout et qui fait tout pour lui, j'ai l'impression qu'il ne m'aime pas. La gardienne m'a dit que quand son père vient le chercher, il ne pleure pas, mais que quand il va le porter et qu'il part, le petit le cherche et pleure. Great. I feel like shit.