Oui la fête des mères a toujours été pour moi une fête crève-coeur. Avant que je comprenne vraiment ce qu'était cette fête, ma mère est décédée. Je faisais donc des bricolages à ma belle-mère ou mes grand-mères à l'école, lorsque l'on soulignait l'évènement. Et derrière mon air de «ça va, je suis habituée!», je ressentais une profonde tristesse de ne pas faire de bricolage pour ma maman que j'allais retrouver en finissant l'école.
L'an passé, la fête des mères revêtait une importance particulière, puisque c'était ma toute première en tant que maman. Mais mon petit garçon n'avait que quelques jours et je n'étais pas à mon meilleur, j'avais l'impression que je ne serais pas la mère que j'aurais voulu être. Mon ex m'avait donné une carte chantante («you are the sunshine of my life»... yeah right, t'as sacré ton camp à peine quelques mois plus tard) et une plante fleurie qui, étrangement, est morte au cours de l'été.
Cette année, la fête des mères me confronte, encore une fois, à mon échec de couple, de famille unie. Je sais que je suis une maman à part entière, peu importe ma situation conjugale et familiale, mais il reste que c'est une fête familiale...
M'enfin, à travers tout ça, je suis effectivement une maman d'un petit garçon plein de vie et en santé, qui me rend fière chaque jour et rempli mon coeur d'amour avec ses beaux sourires. Malgré les épreuves, les frustrations et les peines, être maman a changé ma vie pour le mieux et j'espère un jour avoir la chance de donner un petit frère ou une petite soeur à mon bébé d'amour!
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